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lecitoyendechaine
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"D'un oeil, observer le monde extérieur, de l'autre regarder au fond de soi-même." (Modigliani)
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
05.04.2007
Dernière mise à jour :
26.04.2007
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Un 25 avril 1974

Posté le 26.04.2007 par lecitoyendechaine
[b]"GRANDOLA ville brune
Terre de la fraternité
Le peuple est celui qui commande le plus
A l'intérieur de toi ville
A l'intérieur de toi ville
Le peuple est celui qui commande le plus
Terre de la fraternité
GRANDOLA ville brune
Dans chaque coin un ami
Dans chaque visage un ami aussi
GRANDOLA ville brune
Terre de la fraternité
Terre de la fraternité
GRANDOLA ville brune
Dans chaque visage un ami aussi
Le peuple est celui qui commande le plusA l'ombre d'un chêne
Dont je ne savais pas l'âge
Je t'ai juré comme compagne
GRANDOLA à ta volonté
GRANDOLA à ta volonté
Je t'ai juré comme compagne
A l'ombre d'un chêne
Dont je ne savais pas l'âge."[/b]

C'est cette chanson, chantée par José Afonso qui fut le signal de la Révolution portugaise (Révolution des oeillets).

Dictateur effrayant mais gravement malade, police militaire et politique (PIDE) omniprésente, enlissement de l'armée dans des guerres d'indépendances (en Guiné-Bissau, Angola et Mozambique), classe prolétaire active et secteur capitaliste voulant s'ouvrir de nouveau horizons. Tous les éléments semblait rassemblés pour que les années 1970 soient le théatre de boulversements majeurs au Portugal.

Dans la nuit du 25 avril 1974, la chanson de José Alphonso retenti à la radio. C'est le signal pour le commandement du Mouvement des Forces Armées de lancer le putsh contre le gouvernement dictatorial post-salazariste de Caetano. Celui-ci, réfugié dans la caserne de gendarmerie de Lisbonne cèdera le pouvoir au général Spinoza pour "éviter que le pouvoir ne tombe dans la rue"

Malgré les consignes données à la population par l'armée putshiste, les portugais n'écoutent que leur coeur et descendent en masse dans la rue avec les militaires. C'est la saison des oeillets et tout naturellement, ces fleurs posées sur les canons des fusils seront l'emblème du changement.

Les premières heures de la Révolution passées, les revendications du peuple se font entendre. Notamment, l'arrêt de tous les combats dans les colonies et le retour des troupes pour trouver une issue politique à la crise en prenant exemple sur les nations voisines qui la plupart du temps trouvent à ces questions des issues pacifiques.
Puis les travailleurs, désormais libres, se rebellent contre tout pouvoir patronnal sous le regard complice des militaires qui jouent parfois le rôle de médiateur entre pouvoir et salariés. Malgré les tentatives d'apaisement de la part du gouvernement en place, ces revendications ne sont pas du goût du Parti Communiste. Et pour la première fois depuis le 25 avril, la classe ouvrière trouve des limites à son enthousiasme. Les "meneurs" de ce mouvement sont arrêtés et interrogés, les photos des manifestations sont saisies à fins d'identification. Même les militaires qui se mutinent sont rappelés à l'ordre par les pouvoir en place qui estime qui toute grande nation ne peut avoir une armée qui déserte prenant encore exemple sur les grandes nations européennes voisines.

Début 1975, le pays stagne. La crise plane. Deux camps s'opposent : les "réalistes" qui intègrent les syndicats du parti communiste et les révolutionnaires radicaux.

En mars 1975 une seconde tentative de putsh est lancée par les conservateurs. Mais la peur du fascisme et l'engagement populaire sont tels que la "droite" est balayé. Période qui verra l'avènement du parti communiste au pouvoir. Après des réformes agraires et industrielles plus ou moins acceptées des contre-pouvoirs se forment dans les camps prolétaires mais aussi conservateurs qui conspirent ouvertement.
Mais le parti communiste, soupape de sécurité du Mouvement des Forces Armées ne laisse jamais le pouvoir vacant, jouant sur la peur de l'extrémisme et du fascisme.

Le 25 novembre 1975, un deuxième coup militaire, restaure l'autorité centrale de l'État, neutralise les centres du pouvoir de la gauche militaire. Mais la direction du Parti communiste est informée par les militaires de la préparation du putsch.Chaque groupe tente d'attirer l'armée de son côté. La facilité du putsh montre que l'armée est usée par toutes ces luttes. Le temps où "la poésie était dans la rue" est terminé. Place aux réalités sociales et politiques avec son lot de corruption, politiques stagnantes.

Trente et un ans après, le Portugal possède quatre Agences de la Souveraineté : Chef d'État - pouvoir du modérateur), l'Assemblée de la République (le Parlement - pouvoir législatif), le Gouvernement (pouvoir exécutif) et les Tribunaux (pouvoir judiciaire).

La croissance économique portugaise a été au-dessus de la moyenne de l'Union européenne pendant la décennie de 1990. Entrée dans l'Europe en 1986, elle fait parti des premiers pays qui sont passés à l'euro.


Merci à Mig (il se reconnaitra) de nous avoir remémoré une telle page de l'Histoire du Portugal et de l'Europe.




--

Eltsine : Dans l'Histoire politique mondiale?

Posté le 24.04.2007 par lecitoyendechaine
On l'a connu en danseur pop lors d'un concert à Moscou en 1996. On l'a connu amateur de vodka et de bonne chaire. Infatiguable coureur de jupons, sûrement volage. On l'a vu faire "plier" les Hommes d'Etat (mémorable fou rire avec Bill Clinton alors Président des Etats-Unis). Il manquera désormais toujours quelqu'un dans les travées de Roland Garros. Boris Eltsine est mort hier à 76 ans.

Ce jeune ingénieur en construction aura gravi tous les échelons du parti communiste depuis les contrées reculées de l'Oural jusqu'aux places VIP du plus fameux tournois de tennis du monde. Il quittera d'ailleurs ce parti communiste avec fracas en 1990 refusant une Perestroïka retrograde et contraignante du Président Mikhaïl Gorbatchev.

Cet acte lui vaudra d'être élu Président de la Fédération de Russie en juin 1991 avec une popularité sans précédent (57,38% dès le premier tour). La même année, il prend la parole sur un char moscovite et fait échouer la tentative de putsh des communistes qui se rangent de son côté. Après ce succès, il proclame en décembre la fin de l'Union soviétique et du régime communiste et lance un plan de réformes libérales pour faire face aux économies voisines (Chine, Allemagne, Japon) qui connaissent des croissances très performantes.

Malheureusement, ses talents politiques ne font pas tout et, en perte de vitesse, il dissout le parlement issu de l'ex-URSS et envoie l’armée sur les dissidents en 1993 faisant de nombreux morts. Peu de temps après, la Tchétchénie veut s'engager sur la voie de l'indépendance. Eltsine refusant cette idée frappera à nouveau faisant des dizaines de milliers de morts avant d'entamer un porcessus de paix en 1996.

Il reste le seul a représenter un rempart contre le communisme grandissant et est réélu pour un nouveau mandat. Mais après une crise financière en 1998, il est contraint de choisir un Premier ministre issu du camp communiste en la personne d'Evgueni Primakov. En 1999, il démissionne et cède la place à son "protégé" Vladimir Poutine alors Premier ministre.

Avec une carrière politique impressionnante, Eltsine a réussi le pari de créer une "nouvelle" Russie économiquement plus forte mais il a aussi replongé son pays dans de sombres batailles en Tchétchénie. Ce conflit violent ne sera d'ailleurs pas en passe de se résoudre tant que M. Poutine (son digne épigone) sera au pouvoir.

A l'heure ou les "nouveaux très riches" côtoient la pauvreté extrême, l'héritage du Président Elstine sera-t'il conservé lors des prochaines élections de 2008?

Victime du Devoir

Posté le 19.04.2007 par lecitoyendechaine
Foire du Trone, Paris 12ème

A tous,

J'avais trente-et-un ans, un père, une mère qui m'aimaient et que
j'aimais, une petite amie que j'aimais, avec qui je fondais des projets
de foyer, d'enfants... des coéquipiers qui m'appréciaient et que je
j'appréciais, des amis avec lesquels je partageais pleins de joies...

J'étais policier !
Mon grade ?!
Gardien de la Paix...
J'étais de la 11ème CI, en ULI.
La PAIX
Ca la paix, je l'ai gardée !
gardée sans jamais l'avoir trouvée !!!

Pourtant je m'efforçais de la garder, de la maintenir... pour mes
proches, mais aussi pour mes concitoyens.
Ces "citoyens" qui m'ont craché dessus, qui m'ont insulté, parfois même
violenté !!!

Ce soir, vers 21h00, un d'entre eux, aidé par d'autres "citoyens", un
"brave citoyen" donc, un de ceux que nos lois, nos magistrats, nos
"citoyens", nos associations, nos bien-pensants et parfois même que des
FONCTIONNAIRES DE POLICE protègent ; et par la force des choses que
notre État protège... Un d'entre eux, disais-je m'a lâchement assassiné.

Il m'a simplement poussé sous le vérin d'un manège qui va me décapiter
sous les yeux de mes collègues impuissants.

Pourquoi ??? J'intervenais sur une rixe entre jeunes, qui, non contents de porter des
coups à la foule en présence ainsi qu'au forain propriétaire du manège,
ils nous prirent à parti mes collègues et moi !!!
J'eus moins de chance que les autres voilà tout !

Le plus "curieux", c'est que ma mort ne fait l'objet que de quelques
lignes dans les feuilles de choux qui se disent journaux d'information ! Ah ! j'allais oublier, il s'agit bien évidemment d'un accident !!! Que mes collègues sans doute sous l'effet de la peine, de la surprise,
du choc, n'ont pas encore réagit !
Ils n'ont manifesté ni mécontentement, ni colère, ni ras-le-bol... Pas même un ça suffit (avec s'il vous plaît juste après sinon ça fera
trop répressif voire agressif)

C'est étonnant, ça non ?!
Surtout quand on sait que deux "jeunes désoeuvrés" morts dans un
transformateur en novembre 2005 avaient suffit à déclencher de longues
nuits d'émeutes, de vandalisme et d'innombrables violences armées ou non
à l'égard de nos collègues...
A des marches silencieuses ou des manifestations...
A des interventions télévisées de nos gouvernants très émus...

Mais je ne serai plus là pour voir tout ça. Et dans un sens tant mieux.

On se retrouvera (le plus tard possible pour vous j'espère)

A ma femme, mes enfant, mes parents et mes proches.

(Je n'ai pas le nom de l'auteur mais ce n'est pas moi)

Shada, un baume pour les âmes?

Posté le 09.04.2007 par lecitoyendechaine
A l'heure où Bagdad célèbre dans le sang le quatrième anniversaire de la chute du régime de Saddam Hussein, pouvait-on penser qu'un évènement pourrait faire oublier quelques instants le déchirement de l'Irak? Les autochtones n'y auraient pas mis leur tête à couper (chose pourtant à la mode en ce moment dans d'autres contrées proche de l'Irak).

Pourtant la semaine dernière, une jeune femme de 26 ans, jusqu'alors inconnue a surpris tout le monde oriental.
Shada Hassoon en remportant la star academy panarabe a peut-être réussi l'espace d'une soirée à rassembler pas moins 7 millions d'irakiens.

Comme le disait C.M. Wieland : "La musique est le langage des passions, mais toutes les passions ne gagnent pas à être mises en musique."
Mais ne nous voilons pas la face (eux pourtant savent bien le faire), les lendemains de fête sont parfois difficiles et celui-ci ne dérogera pas à la règle.
D'ailleurs, leurs vieux démons ne les ont pas quitté. Au moment de l'annonce de la victoire de leur compatriote, malgré une coupure de courant, les coups de feu en l'air se sont fait entendre. Il est pourtant si simple de manifester sa joie autrement.

Il ne fait cependant aucun doute que l'hommage de la jeune femme rendu à son drapeau national est très fort quand certains de ses compatriotes peignent les drapeaux d'autres nations dans le but de les brûler en place publique.

The boat race ou mon entrée dans l'Histoire

Posté le 08.04.2007 par lecitoyendechaine
Vendredi 06 avril 2007, 23 heures, je suis étudiant anglais à la prestigieuse université de Cambridge.

Ce week-end sera peut-être celui de ma consecration en tant que sportif et en tant qu'homme. Je suis un blues. Je suis le barreur des bleus clairs. C'est la couleur de notre école.
En face de nous, l'école d'Oxford, les bleus foncés. Et dans cet équipage adverse, mon ami, William Buckland.

Demain, je barrerai pour la 152ème édition de notre fameuse course d'aviron. Et comme chaque année depuis 1856, nous sommes sous les feux de la rampe.

Notre coeur nous portera à la victoire. Je le sais. D'ailleurs il n'y a pas que notre coeur qui nous donne de l'élan. Il y a aussi notre préparation intensive à la course qui a commencé en septembre dernier et qui depuis 6 mois prend une ampleur quasi olympique.

Avant le départ, les esprits sont à la concentration. Moi, comme un ultime hommage avant la joute fluviale, je repense aux deux Charles. Le premier, Charles MERIVALE, de Cambridge et le second, Charles Wordsworth d'Oxford. Deux amis, eux aussi, qui s'étaient lancé le premier défi en 1829.

Dans quelques minutes, nous ramerons vers le titre devant plus de 250000 spectateur assidus et pas moins de 400 millions de passionnés assis devant leur télé sur ITV, une bière à la main. D'ailleurs j'y pense aussi à cette bière que je savourerai le soir même avec mon équipage et mes proches.

Nous sommes sur la ligne de départ, affamés, poussés par un honneur surdimensionné.
Signal du départ. Je donne mes directives dès les premières secondes. Puis nous franchissons la ligne d'arrivée devant l'embarcation de nos adversaires ancestraux.
Arrivée. A son habitude, la course a été serré. Chaque équipage s'est déchainé. Mais comme le disait en son temps le journaliste sportif de la BBC John Snagge : "Je ne peux pas voir qui est en tête mais c'est soit Oxford, soit Cambridge"

Cette année la messe a été dite en 17 minutes 49 secondes. C'est le temps que nous avons mis pour parcourir les 4 miles et 374 yards (soit 6 779 mètres).

Je me lève en vainqueur et quitte le navire amiral de la flotte universitaire de Cambridge. Je ramène à mon institution sa 79ème victoire et à mon esprit des souvenirs inoubliable. J'ai bien sur une pensée pour mon camarade défait d'Oxford. Mais je sais que très bientôt ils viendront se donner une nouvelle chance de victoire en nous défiant au printemps 2008.

Quel que soit le prochain résultat, nous rentrons dans l'Histoire.


De la façon de s'auto-détruire...

Posté le 08.04.2007 par lecitoyendechaine
Vendredi 6 avril 2007, nouveau sommet des climatologues du monde entier réunis à Bruxelles (Belgique) et nouveau "tableau alarmant" de la situation.

le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) insiste sur deux messages majeurs: nul n'échappera au réchauffement déjà en cours, qui frappera prioritairement les plus pauvres; au-delà de 2 à 3 degrés de hausse par rapport à 1990, il aura des "impacts négatifs sur toutes les régions" du monde, notamment une extinction irréversible de 20 à 30 % des espèces végétales et animales.

Une prise de conscience bien que tardive pourrait encore nous être salutaire. Ce sont les efforts de chacun à son échelle qui sont nécessaire.

A l'issu de la réunion du 6 avril 2007, un rapport de 1400 pages et un feuillet d'une vingtaine de pages à été imprimé pour les chefs d'Etat de tous les pays du monde.
Messieurs les défenseurs de l'environnement, j'ose imaginer bien sur que ces différents rapports auront été imprimés sur du papier recyclable...Celà va de soi!!

Avant de revenir à ce sujet majeur dans un prochain billet, je vous invite vivement à aller voir et signer la proposition de Nicolas Hulot pour un pacte écologique :

http://www.pacte-ecologique-2007.org

Lecteurs...
Prenez cette signature comme un engagement à faire chaque jour un maximum de gestes pour préserver notre environnement.

Les miscellanées de Mr Schott

Posté le 05.04.2007 par lecitoyendechaine
Voici le véritable premier "couteau suisse" de la culture du XXIème siècle.

Présent sur toutes les tables de nuit, cette ouvrage de 159 pages devrait intégrer vos référence en complément du blog du citoyendéchainé.

Outil indispensable pour briller d'efficacité lors de vos dîners ou de vos discutions avec madame le soir sous les couettes.

A utiliser sans modération mais en se souvenant toujours qu'il "vaut mieux ne rien dire et passer pour un imbécile que parler et ne laisser aucun doute à ce sujet".

réf. : "Les miscellanées de Mr. SCHOTT", éditions ALLIA, 159 pages, env. 15 euros.

Il est temps...

Posté le 05.04.2007 par lecitoyendechaine
[b]Ce matin aurait pu être comme chaque matin depuis des années...un réveil qui se déclenche sur 103.1 Fm à heure fixe sur des nouvelles "fraîches" de notre société

Période oblige, la campagne éléctorale me fait réagir.

Puis, un j'apprends qu'un train viens d'oublier de s'arrêter à son terminus gare de l'Est. Arrivant trop vite il s'est encastré dans le butoir...drôle de coïncidence quand, la veille, le fleuron de notre savoir-faire ferroviaire bat son record de vitesse à 574 km/h.
Avons nous eu à faire à un train jaloux de son illustre grand frère le tgv, ou sommes nous face à un conducteur suicidaire?
Soyons sûrs que les résultats de l'enquête nous éclairerons sur la nature de l'accident. Quoiqu'il arrive j'espère savoir si la sncf met plus de pression sur ses employés que les sociétés Renault, Peugeot, et plus récement Sodhexo.[/b]

Le ton est donné. Ma journée démarre en même temps que ce blog! Bonne chance à la première et longue vie au second.


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